Comme beaucoup d’autres, j’ai adhéré au Mouvement Démocrate en 2007, enthousiasmé de voir enfin mes idées défendues de manière libre, c’est-à-dire sans alliance systématique avec le même camp quel que soit le contexte.

Militant dès octobre 2007, j’ai été témoin des débuts chaotiques de notre mouvement départemental, de 2008 à 2011.

Après une première tentative de déstabilisation en mars 2009, menée par les mêmes acteurs qui rejouent aujourd’hui la partition de la division, notre mouvement a connu cinq présidents en trois ans, principalement en raison d’un climat délétère entretenu par des personnes priorisant leur ambition personnelle, dont la plupart ont d’ailleurs quitté notre formation.

Ceci à tel point qu’en septembre 2010, élu conseiller départemental suite à plusieurs démissions, j’ai refusé de siéger dans cette ambiance et ai présenté ma démission à Nathalie Elimas, alors présidente de janvier à novembre 2010.

Jean-Philippe Picard-Bachelerie

Depuis l’élection de Jean-Philippe Picard-Bachelerie en décembre 2011, notre formation a enfin connu trois années de stabilité, qui ont permis au bureau départemental de travailler sur le long terme.

En effet, Jean-Philippe a constitué ce bureau en attribuant des responsabilités importantes aux représentants de différentes sensibilités, favorisant l’unité et non le contrôle total par son propre camp. Il est en effet important que le président ne soit pas l’homme ou la femme d’un clan, mais ait le souci de représenter l’ensemble de notre mouvement.

Jean-Philippe a souhaité que les différentes compétences du bureau soient exercées de manière collégiale. Ceci est encore à parfaire. Notamment, la communication ne doit pas reposer sur une seule personne, avec le risque qu’elle soit mise au service d’une ambition personnelle. Un véritable pôle de communication doit être mis en place, dans lequel la gestion des différents outils sera partagée.

L’engagement politique de Jean-Philippe prend sa source à des convictions profondes, des valeurs et une philosophie qui ont structuré la pensée de notre formation pendant plus d’un siècle. Il n’y a pas de militant meilleur que d’autre, pas de "prime à l’ancienneté", ni de "malus" pour ceux qui nous ont quittés pour revenir ensuite. Néanmoins, pour ce qui est de nos responsables, il me semble important que leur action s’enracine dans une pensée construite, et non dans une simple envie de "faire de la politique". C’est d’ailleurs l’un des engagements de Jean-Philippe pour les trois prochaines années :

« S’affirmer centriste nécessite que l’on adhère aux fondamentaux de notre pensée centriste. Ainsi, une formation permanente permettra aux anciens et aux nouveaux de découvrir notre pensée politique au travers de son histoire séculaire et des leviers philosophiques et éthiques personnalistes. »

Enfin, j’ai constaté personnellement combien Jean-Philippe était attaché à notre liberté, valeur pour moi primordiale car à la base de mon engagement. Jean-Philippe s’est régulièrement intéressé à notre situation à Franconville, cinquième commune du Val-d’Oise. Il a compris et soutenu nos actions et nos choix lors des élections municipales, aussi bien notre indépendance en 2008 que notre alliance en 2014. Car il s’agit bien de notre spécificité au MoDem : considérer chaque élection pour elle-même, selon le contexte du territoire et l’intérêt général de ses habitants, en fonction des personnes en présence, de leurs valeurs, de leurs méthodes et de leurs idées.

Il est essentiel que le président de notre mouvement défende cette liberté qui est la raison d’être de notre formation, et ne soit pas dans une attitude de soumission vis-à-vis d’un autre parti.

C’est pour toutes ces raisons que je m’engage aux côtés de Jean-Philippe Picard-Bachelerie pour le Mouvement Démocrate du Val-d’Oise, pour les trois années à venir.

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Yann LE DU
Conseiller municipal et référent MoDem de Franconville